mercredi 5 août 2026 Chaque semaine, des repères clairs pour choisir, réparer, cuisiner, voyager et décider sans se tromper.
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04 Sport & Loisirs

Qu’est-ce que le legs curl et quels sont ses avantages ?

Le legs curl est un exercice d’isolation pour renforcer les muscles situés à l’arrière des cuisses. Découvrez ce qu’il travaille, ses bénéfices réels, la différence entre les machines et les repères pour progresser sans dégrader votre geste.

Par La rédaction de Repères Mis à jour le 12 min de lecture
Banc de musculation noir réglable avec rouleaux rembourrés sur un sol en bois, dans une salle de sport
Banc de musculation noir réglable avec rouleaux rembourrés sur un sol en bois, dans une salle de sport

Le legs curl paraît simple : il suffit de plier les jambes contre une résistance. Pourtant, un réglage approximatif, une charge trop lourde ou un bassin qui bouge transforment vite l’exercice en mouvement peu efficace. Vous pouvez alors sentir surtout les mollets, le bas du dos ou des tensions autour du genou, au lieu de solliciter l’arrière des cuisses.

Bien réalisé, le legs curl est un complément très utile aux squats, fentes et soulevés de terre. Il permet de cibler les ischio-jambiers par leur fonction de flexion du genou, souvent moins directement travaillée dans les grands exercices polyarticulaires. Voici comment comprendre le mouvement, choisir sa version et l’intégrer à votre séance avec des repères concrets.

Le legs curl est un mouvement de flexion du genou sous résistance

Le legs curl, plus souvent nommé leg curl dans les salles, consiste à rapprocher le talon de la fesse en pliant le genou contre une charge. La résistance peut venir d’une machine à disques, d’une poulie, d’un élastique ou, dans certaines variantes, du poids du corps.

Le mouvement s’oppose au leg extension : le leg extension tend le genou et cible surtout l’avant de la cuisse, tandis que le leg curl plie le genou et cible l’arrière de la cuisse. Les deux exercices ne se remplacent donc pas. Ils peuvent cohabiter dans une séance jambes équilibrée.

Vous rencontrerez principalement quatre versions :

  • Le leg curl couché : allongé sur le ventre, vous pliez les genoux sous un boudin placé au bas des jambes.
  • Le leg curl assis : assis, cuisses maintenues par un coussin, vous ramenez le rouleau vers le bas avec les talons. Les hanches sont fléchies.
  • Le leg curl debout unilatéral : une jambe travaille à la fois, l’autre sert d’appui. La machine facilite la concentration sur chaque côté.
  • Le leg curl à la poulie, avec élastique ou sur ballon : ces variantes demandent davantage de stabilité et conviennent surtout si vous maîtrisez déjà la flexion du genou.

Le nom de l’appareil importe moins que le principe : résister à une flexion du genou sans compenser avec le bassin, le dos ou un élan. Une machine confortable et bien réglée produira de meilleurs résultats qu’une machine réputée « idéale » mais mal adaptée à votre morphologie.

Les ischio-jambiers font l’essentiel du travail, mais les mollets participent aussi

Les principaux muscles sollicités sont les ischio-jambiers, situés à l’arrière de la cuisse : le biceps fémoral, le semi-tendineux et le semi-membraneux. Ils traversent le genou et contribuent à sa flexion. Une partie d’entre eux traverse également la hanche : ils interviennent donc aussi lorsque vous poussez les hanches vers l’arrière dans un soulevé de terre roumain ou lorsque vous vous redressez depuis une position penchée.

Le leg curl entraîne surtout leur rôle au niveau du genou. C’est ce qui le rend complémentaire des mouvements de charnière de hanches. Un programme composé uniquement de leg curls manquerait de travail dans l’autre fonction importante des ischio-jambiers ; un programme qui ne comporte que des soulevés de terre ou des good mornings peut, à l’inverse, laisser de côté la flexion du genou sous charge.

Les gastrocnémii, les muscles superficiels du mollet, participent également à la flexion du genou. Selon votre anatomie, la position de votre cheville et le modèle de machine, vous pourrez les sentir nettement. Cela n’annule pas le travail des ischio-jambiers. Évitez néanmoins de transformer le mouvement en extension de cheville : gardez les pieds stables et concentrez-vous sur la fermeture du genou.

Une bonne sensation musculaire peut vous aider à apprendre, mais elle n’est pas le seul indicateur. Le repère principal reste la qualité du mouvement : bassin stable, genoux alignés avec l’axe de l’appareil, amplitude contrôlée et charge progressive.

Ses avantages sont ciblés : développer l’arrière des cuisses et compléter les exercices globaux

Le premier intérêt du leg curl est de donner un travail direct aux ischio-jambiers. En répétant le mouvement avec une charge adaptée, une amplitude tolérée et un volume cohérent avec le reste de votre entraînement, vous pouvez améliorer leur capacité à produire de la force et favoriser leur développement musculaire.

Il présente aussi plusieurs avantages pratiques :

  • Il demande peu de coordination une fois la machine réglée. Cela permet de concentrer votre attention sur les ischio-jambiers, même en fin de séance.
  • Il complète les mouvements dominants de genou, comme le squat, la presse à cuisses ou les fentes, qui sollicitent fortement les quadriceps.
  • Il se prête bien au travail unilatéral sur une machine debout ou à une poulie. Vous pouvez alors comparer le contrôle et la force de chaque jambe sans que la plus forte ne prenne toute la charge.
  • Il permet une progression fine : sur une machine à pile de poids, de petites augmentations suffisent souvent à relancer la progression sans modifier le geste.
  • Il est accessible à différents niveaux : la machine guide la trajectoire, à condition que ses réglages conviennent à votre taille.

Il faut toutefois garder des attentes réalistes. Le leg curl ne fait pas fondre localement la graisse des cuisses. Il ne remplace ni le travail global des jambes, ni le renforcement du tronc, ni la récupération. Il ne garantit pas non plus à lui seul la prévention d’une douleur ou d’une blessure. Si vous avez une douleur persistante au genou, à la cuisse ou au tendon, ne cherchez pas à la « corriger » par la charge : interrompez le mouvement douloureux et demandez l’avis d’un médecin, d’un kinésithérapeute ou d’un professionnel qualifié du sport.

Le leg curl assis ou couché se choisit selon votre confort et votre matériel

Les deux machines permettent de travailler la flexion du genou. Leur différence principale tient à la position de la hanche : elle est davantage fléchie en version assise et plus ouverte en version couchée. Cette position modifie les sensations, l’amplitude disponible et la façon dont vos ischio-jambiers tolèrent l’exercice.

VersionPosition et atout principalPoint de vigilancePour qui elle est souvent pratique
Leg curl assisHanches fléchies, cuisses immobilisées ; réglage souvent stableRégler soigneusement le coussin sur les cuisses et l’axe du genouDébutants comme confirmés, si la machine s’adapte bien à la taille
Leg curl couchéPosition ventrale, mouvement intuitif pour beaucoupÉviter de creuser le bas du dos ou de soulever le bassinPratiquants à l’aise sur le ventre et avec la machine disponible
Leg curl debout unilatéralUne jambe à la fois ; utile pour observer les écarts de contrôleNe pas pivoter le bassin ni prendre de l’élanTravail complémentaire ou recherche de symétrie
Poulie ou élastiqueInstallation adaptable, intéressant hors salleTrajectoire moins guidée et stabilité plus exigeantePratiquants déjà capables de contrôler le geste

Ne choisissez pas uniquement sur la promesse de « mieux sentir » le muscle. Essayez les deux versions si votre salle les propose, avec une charge légère. Gardez celle sur laquelle vous pouvez aligner le genou avec le pivot, conserver le bassin en place et répéter une amplitude confortable. Vous pouvez aussi les alterner par cycles de plusieurs semaines pour éviter la lassitude et varier la contrainte, sans changer tout votre programme à chaque séance.

Le leg curl assis est souvent plus simple à stabiliser grâce au coussin qui bloque les cuisses. Le leg curl couché demande une attention particulière au bassin. Dans les deux cas, une douleur articulaire franche, un pincement ou une sensation inhabituelle n’est pas un signal à ignorer : réduisez l’amplitude, revérifiez l’installation et sollicitez un professionnel si cela persiste.

Une exécution lente et un réglage précis font la différence

Avant la première série, consacrez quelques secondes aux réglages. Le pivot mécanique de la machine doit être placé au plus près de l’axe de votre genou. Le rouleau doit prendre appui sur le bas du mollet, juste au-dessus du talon, sans écraser le tendon d’Achille. Réglez le dossier, le coussin de cuisses ou la longueur du levier pour ne pas être obligé de vous tordre pour atteindre la position de départ.

Réaliser un leg curl assis en cinq étapes

  1. Asseyez-vous au fond du siège. Plaquez le dos contre le dossier et fixez le coussin sur vos cuisses sans le serrer au point d’être gêné.
  2. Placez vos genoux dans l’axe du pivot de la machine. Posez le rouleau au bas des mollets et tenez les poignées pour vous stabiliser, pas pour vous tirer vers l’avant.
  3. Partez jambes presque tendues, sans verrouiller brutalement les genoux. Prenez une inspiration calme et verrouillez votre position avec le buste immobile.
  4. Ramenez le rouleau vers le bas en pliant les genoux. Expirez si cela vous aide à rester gainé. Marquez une brève contraction en bas sans à-coup.
  5. Remontez lentement jusqu’à retrouver une extension confortable. Laissez la charge s’éloigner sous contrôle ; ne la laissez pas remonter seule et ne cognez pas la pile de poids.

Pour le leg curl couché, le déroulé est identique, mais votre priorité est de garder le bassin collé au banc. Si vos hanches se décollent à chaque répétition, baissez la charge, réduisez légèrement l’amplitude ou réglez de nouveau le boudin. Le mouvement doit venir de la flexion des genoux, non d’une extension du dos.

L’amplitude utile est celle que vous contrôlez sans douleur ni compensation. Chercher à fermer le genou au maximum n’apporte rien si le bassin bascule ou si le boudin glisse. À l’inverse, une amplitude systématiquement écourtée par habitude limite le travail. Filmez une série de profil, si le règlement de votre salle le permet, ou demandez à un coach de vérifier votre installation.

Le bon dosage dépend du reste de votre séance jambes

Le leg curl fonctionne bien à la fin d’une séance jambes, après les exercices qui demandent le plus de coordination et d’énergie, comme le squat ou le soulevé de terre. Cette place convient si vous utilisez le mouvement comme complément. Si l’arrière des cuisses est clairement votre priorité et que votre technique reste sûre, vous pouvez aussi le placer plus tôt, après l’échauffement, afin de le réaliser avec davantage de fraîcheur.

Pour démarrer, comptez généralement deux à quatre séries de huit à quinze répétitions, une ou deux fois par semaine selon votre programme global. Ce n’est pas un barème obligatoire : une personne qui fait déjà beaucoup de soulevés de terre, de hip thrusts, de sprints ou de fentes n’a pas les mêmes besoins qu’une personne dont les jambes sont peu sollicitées. Gardez une charge qui vous laisse souvent une petite marge technique avant l’échec, par exemple une à trois répétitions que vous auriez encore pu réaliser proprement.

Reposez-vous généralement entre une et deux minutes. Allongez ce repos si votre souffle ou votre stabilité ne sont pas revenus. Les principes de contrôle respiratoire s’appliquent aussi à la musculation : une expiration coordonnée et un buste stable valent mieux qu’une apnée prolongée subie. Vous pouvez approfondir ces repères avec notre guide sur la respiration dans les sports d’endurance, en les adaptant à l’effort plus bref de vos séries.

Progressez simplement : choisissez une fourchette, par exemple 10 à 15 répétitions. Tant que toutes vos séries restent propres, ajoutez progressivement des répétitions. Lorsque vous atteignez le haut de la fourchette sans tricher, augmentez le poids du plus petit cran disponible, puis repartez vers le bas de la plage. Notez la charge, les répétitions et la version de machine : une pile de poids n’a pas la même sensation d’un appareil à l’autre.

L’alimentation, le sommeil et le volume de vos autres exercices influencent également votre récupération et vos progrès. Pour replacer ce point dans une démarche de performance globale, consultez aussi nos repères sur l’impact de l’alimentation sur la performance des nageurs. Les besoins concrets restent personnels ; un diététicien-nutritionniste du sport peut vous aider si vous poursuivez un objectif précis de prise de muscle ou de performance.

Les erreurs les plus fréquentes réduisent le travail des ischio-jambiers

La première erreur est de choisir la charge en regardant le chiffre de la pile plutôt que la répétition. Les appareils n’ont ni le même bras de levier ni la même résistance. Un poids modeste, descendu lentement et sans mouvement de bassin, est plus utile qu’un poids élevé tiré avec l’élan.

Voici les corrections les plus efficaces :

  • Vous décollez les hanches du banc couché : abaissez la charge, engagez légèrement les abdominaux et vérifiez la position du rouleau. Ne cherchez pas une amplitude que votre bassin ne peut pas conserver.
  • Vos genoux ne tombent pas en face du pivot : ajustez le siège ou le dossier. Un axe mal placé rend le mouvement inconfortable et modifie la trajectoire.
  • Vous remontez la charge trop vite : comptez mentalement une descente régulière. La phase de retour fait partie de la répétition.
  • Vous poussez avec les bras : utilisez les poignées seulement pour fixer votre buste. Si elles servent à vous soulever du siège, réduisez le poids.
  • Vous tournez les pieds dans tous les sens : conservez une position neutre et reproductible. Modifier légèrement l’orientation peut changer les sensations, mais ce n’est pas un raccourci pour isoler parfaitement une portion des ischio-jambiers.
  • Vous faites le même exercice malgré une douleur nette : ne forcez pas. Faites contrôler votre technique et consultez le professionnel compétent en cas de douleur persistante.

Une série réussie n’est pas forcément une série qui brûle le plus. C’est une série dont la trajectoire, l’amplitude et la vitesse restent comparables d’une répétition à l’autre. Ce critère vous permettra d’augmenter la charge avec davantage de sécurité.

Que faire dès votre prochaine séance jambes

Commencez par identifier la machine qui vous permet le meilleur réglage. Faites une ou deux séries légères pour placer l’axe du genou, sentir le rouleau et vérifier que votre bassin reste immobile. Choisissez ensuite une charge avec laquelle vous réalisez des répétitions lentes et identiques, sans élan ni douleur.

Si vous débutez, gardez le leg curl comme exercice de finition après vos mouvements principaux. Notez vos performances pendant quelques séances et cherchez d’abord à améliorer la régularité. Si vous êtes déjà expérimenté, vérifiez surtout que votre programme contient à la fois une flexion de genou, avec le leg curl, et un mouvement de hanche pour les ischio-jambiers. Cette association est plus utile que de multiplier les variantes sans plan.

Enfin, réévaluez votre choix après plusieurs séances, non après une seule impression. La meilleure version est celle que vous pouvez régler précisément, exécuter sans compensation et faire progresser dans le temps.

Leg curl assis ou couché : lequel choisir ?

Ces deux machines ciblent les ischio-jambiers par flexion du genou. Le choix dépend surtout de votre stabilité, de vos réglages et de votre confort réel sur l’appareil.

Leg curl assis

  • Les hanches sont fléchies et les cuisses sont généralement bien maintenues.
  • Le dossier et le coussin de cuisses facilitent souvent la stabilité du bassin.
  • Il convient bien si vous recherchez une position facilement reproductible d’une séance à l’autre.
  • Vérifiez l’axe du genou et la pression du coussin sur les cuisses.

Leg curl couché

  • Les hanches sont plus ouvertes et le corps est installé sur le ventre.
  • La sensation de flexion peut être très naturelle, selon la morphologie et la machine.
  • Il demande de surveiller davantage le bassin et la cambrure lombaire.
  • Réduisez la charge si les hanches se soulèvent ou si le bas du dos prend le relais.

Notre arbitrage — Choisissez le leg curl assis si vous obtenez plus facilement une position stable et répétable. Préférez le couché s’il s’adapte mieux à votre morphologie et si vous pouvez garder le bassin collé au banc du début à la fin de la série.

Questions fréquentes

Le legs curl travaille-t-il les fessiers ?

Le legs curl cible d’abord les ischio-jambiers, car son action principale est de plier le genou. Les fessiers ne sont pas les moteurs principaux de ce mouvement. Pour les solliciter davantage, intégrez plutôt des exercices d’extension de hanche adaptés à votre niveau, tels que certaines variantes de hip thrust, de fente ou de charnière de hanches.

Faut-il choisir le leg curl assis ou couché pour prendre du muscle ?

Les deux peuvent participer au développement des ischio-jambiers si vous les réalisez avec une amplitude maîtrisée, une charge progressive et un volume adapté. Ne cherchez pas une machine miraculeuse. Choisissez celle qui vous permet d’aligner les genoux avec le pivot, de stabiliser le bassin et de répéter le même geste sans gêne.

Combien de fois par semaine faire du leg curl ?

Une à deux expositions hebdomadaires suffisent souvent dans un programme jambes équilibré, avec un volume ajusté à vos autres exercices. Si vous réalisez déjà des mouvements exigeants pour l’arrière des cuisses, commencez avec peu de séries. Augmentez seulement si vous récupérez bien et si votre technique reste stable d’une séance à l’autre.

Le leg curl peut-il remplacer le soulevé de terre roumain ?

Non, car ces exercices n’entraînent pas exactement la même fonction. Le leg curl travaille surtout la flexion du genou. Le soulevé de terre roumain sollicite fortement les ischio-jambiers dans une charnière de hanches, avec les fessiers et le dos comme stabilisateurs. Ils sont généralement complémentaires, pas interchangeables.

Pourquoi est-ce que je sens surtout mes mollets au leg curl ?

Les muscles du mollet participent à la flexion du genou, il est donc normal de les percevoir. Vérifiez toutefois que le rouleau est bien placé au bas du mollet, que vos pieds restent stables et que vous ne poussez pas avec les chevilles. Diminuez la charge si vous perdez le contrôle. Une gêne ou douleur persistante justifie l’avis d’un professionnel.

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