Faut-il fermer les applications en arrière-plan pour économiser la batterie du smartphone
Le réflexe de fermer toutes ses applications pour préserver la batterie repose sur une idée dépassée. Voici ce qui consomme vraiment sur un smartphone récent.
Une application de retouche photo qui demande un accès permanent à la localisation n'a généralement aucune raison légitime de le faire en arrière-plan.
Une application de retouche photo qui demande l’accès à la localisation en arrière-plan, même fermée, n’a généralement aucune raison légitime de connaître la position de l’utilisateur en continu. Ce type de demande, souvent accordée par réflexe lors de la première installation, reste pourtant fréquent et pèse à la fois sur la batterie et sur la confidentialité des données personnelles.
Les systèmes iOS et Android proposent généralement trois niveaux d’accès à la localisation, à régler indépendamment pour chaque application :
| Niveau d’autorisation | Fonctionnement | Usage typique justifié |
|---|---|---|
| Jamais | Aucun accès à la position, à aucun moment | Applications sans lien avec la localisation |
| Uniquement pendant l’utilisation | Accès actif seulement quand l’application est ouverte | Météo locale, recherche de commerces, réseaux sociaux |
| Toujours (arrière-plan inclus) | Accès continu, y compris application fermée | Navigation GPS, suivi de livraison en temps réel |
Le capteur de localisation, en particulier le GPS de haute précision, sollicite une énergie réelle à chaque activation. Plusieurs applications qui accèdent simultanément à la position en arrière-plan, sans que l’utilisateur en ait conscience, peuvent contribuer sensiblement à une décharge de batterie plus rapide que prévu.
Au-delà de la seule batterie, un accès permanent à la position pose une question de confidentialité souvent sous-estimée :
Plutôt que de retirer tous les accès par principe, un audit ciblé permet de conserver les usages légitimes tout en limitant les excès :
Les repères détaillés dans notre guide sur les applications en arrière-plan et la batterie du smartphone complètent cette réflexion sur la gestion réaliste des ressources et des données d’un smartphone au quotidien.
Certains usages, moins évidents que la navigation GPS, justifient également un accès permanent à la localisation, à condition de vérifier qu’ils correspondent réellement à un besoin actif :
| Fonctionnalité | Justification de l’accès permanent |
|---|---|
| Partage de position en temps réel avec un proche | Nécessite une mise à jour continue tant que le partage est actif |
| Suivi d’activité sportive (course, vélo) | Doit continuer d’enregistrer le trajet même écran éteint |
| Alarme géolocalisée (rappel à l’arrivée quelque part) | Doit surveiller la position en continu pour déclencher au bon moment |
| Suivi antivol d’un appareil | Fonction de sécurité qui nécessite une localisation possible à tout moment |
En dehors de ces cas précis, un accès permanent reste rarement justifié par la fonction réelle de l’application concernée.
Certaines applications limitent leurs fonctionnalités ou affichent des rappels répétés si l’accès permanent à la localisation n’est pas accordé. Face à cette situation, plusieurs options existent :
Deux niveaux d'autorisation qui changent fortement l'impact sur la batterie et la confidentialité.
Uniquement pendant l'utilisation
Toujours (arrière-plan inclus)
Notre arbitrage, L'option « uniquement pendant l'utilisation » couvre la grande majorité des besoins réels, l'application accédant à la position seulement quand elle est ouverte et utilisée activement. L'option « toujours » ne se justifie que pour un nombre restreint d'usages précis, comme la navigation en continu ou le suivi de livraison en temps réel.
Certaines applications utilisent la localisation en arrière-plan pour des fonctionnalités légitimes (rappels géolocalisés, suivi d'activité sportive), mais d'autres la collectent principalement à des fins publicitaires ou d'analyse comportementale, sans lien direct avec leur fonction principale. Vérifier si l'usage annoncé justifie réellement un accès permanent reste la meilleure façon de trancher.
Oui, dans une mesure variable selon le nombre d'applications concernées et la fréquence de leurs requêtes de localisation. Le capteur GPS et les calculs de position sollicitent une énergie réelle, en particulier quand plusieurs applications y accèdent simultanément en arrière-plan sans que l'utilisateur en ait conscience.
Les réglages de confidentialité ou de localisation du téléphone, disponibles sur iOS comme sur Android, listent chaque application avec son niveau d'autorisation actuel. Certains systèmes affichent aussi un résumé de la fréquence d'accès récente à la position par application, une information utile pour repérer un usage excessif.
Oui, une application de navigation doit accéder à la position en continu pendant un trajet, y compris quand l'écran s'éteint ou qu'une autre application passe au premier plan temporairement. L'option « uniquement pendant l'utilisation » pourrait interrompre le suivi de position dans ces situations, ce qui justifie légitimement l'autorisation permanente pour ce type précis d'usage.
Désactiver totalement le GPS empêche aussi les usages légitimes (navigation, recherche de commerces à proximité, partage de position avec un proche). Un réglage précis par application, plutôt qu'une désactivation globale, permet de conserver les usages utiles tout en limitant les accès non justifiés.
Le réflexe de fermer toutes ses applications pour préserver la batterie repose sur une idée dépassée. Voici ce qui consomme vraiment sur un smartphone récent.
Les téléphones récents proposent tous un réglage qui arrête la charge autour de 80 %. Le gain sur la durée de vie de la batterie est réel, mais il se joue moins sur le pourcentage affiché que sur la chaleur et le temps passé à pleine charge.
Activer un VPN en permanence sur tous ses appareils, sans distinguer les situations où il apporte réellement quelque chose, reste une habitude plus coûteuse qu'utile au quotidien.
Un smartphone qui fonctionne encore n'est pas toujours un smartphone à garder : l'arrêt des mises à jour de sécurité pèse souvent plus que l'état de la batterie.