mercredi 5 août 2026 Chaque semaine, des repères clairs pour choisir, réparer, cuisiner, voyager et décider sans se tromper.
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12 Santé & Bien-être

Les astuces pour une alimentation saine en période d’examen

Pendant les révisions, l’objectif n’est pas de manger parfaitement ni de chercher un aliment miracle. Des repas réguliers, faciles à préparer et adaptés à votre budget aident surtout à éviter les coups de faim, les commandes improvisées et les nuits trop courtes.

Par La rédaction de Repères Mis à jour le 11 min de lecture
Une femme assise à un bureau tient une pomme rouge parmi des fruits et légumes frais
Une femme assise à un bureau tient une pomme rouge parmi des fruits et légumes frais

Les semaines d’examens bousculent vite les habitudes : horaires décalés, repas sautés, café pris à la chaîne et grignotage devant les fiches. Le problème n’est pas un manque de volonté. Quand le temps et l’énergie diminuent, la solution la plus visible devient souvent le distributeur, la livraison ou le paquet posé sur le bureau.

Mieux manger pendant cette période ne demande ni recettes compliquées ni aliments supposés doper la mémoire. L’objectif est plus concret : avoir assez d’énergie pour travailler, ne pas laisser la faim dicter vos choix, boire régulièrement et protéger votre sommeil. Une organisation minimale vaut mieux qu’un programme alimentaire parfait abandonné au bout de deux jours.

Des repas réguliers évitent surtout les décisions prises dans l’urgence

Aucun aliment ne garantit une meilleure note et aucun complément ne remplace les révisions, le repos ou une alimentation variée. Votre corps utilise les aliments tout au long de la journée. Les longues périodes sans manger peuvent, chez certaines personnes, se traduire par une faim très forte, de l’irritabilité ou une difficulté à se concentrer sur autre chose que le prochain repas.

Le bon rythme est donc celui que vous pouvez tenir. Certaines personnes préfèrent trois repas. D’autres ont besoin d’une collation entre deux cours ou avant une longue bibliothèque. Plutôt que de vous imposer une heure fixe, repérez vos moments à risque : réveil tardif, trajet, séance de travail qui se prolonge, retour à la résidence étudiante ou révisions nocturnes.

Un repas rassasiant repose souvent sur quatre éléments :

  • un féculent ou produit céréalier : pain, pâtes, riz, semoule, pommes de terre, flocons d’avoine, légumineuses ;
  • une source de protéines : œufs, poisson en conserve, volaille, yaourt, fromage blanc, tofu, lentilles, pois chiches ;
  • des fruits ou légumes, frais, surgelés ou en conserve ;
  • une petite source de matières grasses : huile, noix, graines, avocat, fromage selon vos goûts.

Cette structure n’est pas un menu rigide. Elle sert de raccourci quand vous n’avez plus d’idée. Un bol de pâtes avec des légumes surgelés, des pois chiches et un filet d’huile est déjà un repas. Une omelette, du pain et une soupe de légumes aussi.

Une assiette simple se compose en moins de quinze minutes

La fatigue des révisions rend les recettes à rallonge peu réalistes. Misez sur des ingrédients qui se conservent et se combinent facilement. Les légumes surgelés nature, les conserves de légumes ou de légumineuses, les œufs, les féculents rapides à cuire et les fruits résistants sont particulièrement pratiques.

Le tableau suivant donne des assemblages, pas des règles. Ajustez les quantités à votre faim, à votre activité et à ce que vous avez réellement dans vos placards.

MomentBase rassasianteAjout pratiqueExemple prêt rapidement
Petit-déjeuner ou premier repasPain complet, flocons d’avoine, muesli peu sucréYaourt, lait ou boisson végétale enrichie, fruitPorridge express avec banane et noix, ou tartines avec œuf et fruit
Déjeuner à emporterRiz, semoule, pâtes, painThon, œufs, tofu, lentilles ; crudités ou légumesSalade de semoule, pois chiches, tomates et huile d’olive
Dîner après les coursPommes de terre, pâtes, riz, painLégumes surgelés, omelette, soupe, fromage blancOmelette aux légumes avec pain et compote sans sucres ajoutés
Repas très presséPain, galettes de céréales, reste de féculentHoumous, fromage, sardines, yaourtSandwich maison avec crudités, fromage ou houmous, puis un fruit
CollationFruit, pain, céréales simplesYaourt, fromage, noix ou purée d’oléagineuxPomme et poignée d’amandes, ou pain avec fromage blanc

Privilégiez les produits que vous aimez vraiment. Acheter des légumes frais en grande quantité n’aide pas s’ils restent oubliés au fond du bac. Dans ce cas, les légumes surgelés ou une soupe de qualité correcte sont souvent plus utiles, car ils seront effectivement consommés.

Pensez également aux restes. Préparer un peu plus de riz, de lentilles ou de légumes le soir peut fournir la base du déjeuner suivant. Conservez les préparations au frais, respectez les indications figurant sur les emballages et ne gardez pas un plat maison trop longtemps. En cas de doute sur l’odeur, l’aspect ou la conservation, ne le consommez pas.

Un planning de révisions gagne à inclure les repas et les pauses

Noter un créneau repas dans votre planning n’a rien de superflu. C’est une manière de protéger un temps de récupération et d’éviter de travailler affamé jusqu’à commander n’importe quoi. Bloquez aussi un court moment pour préparer ou acheter ce qu’il vous faut le lendemain.

Une méthode simple consiste à préparer trois décisions à l’avance : le premier repas du jour, le déjeuner à emporter ou à réchauffer, et une collation. Le dîner peut rester plus souple. Ainsi, vous ne gérez pas cinq choix alimentaires lorsque votre attention est déjà prise par un partiel.

Avant une longue séance hors de chez vous, glissez dans votre sac :

  • une gourde ou une bouteille réutilisable ;
  • un fruit qui voyage bien, comme une pomme, une clémentine ou une banane ;
  • une collation contenant autre chose que du sucre seul, par exemple un yaourt à boire conservé au frais, des noix ou un petit sandwich ;
  • si besoin, un repas froid dans une boîte hermétique avec un pain de glace.

Les pauses sont aussi l’occasion de quitter l’écran ou la table. Vous n’avez pas besoin de faire une séance de sport complète entre deux chapitres. Quelques minutes debout, un passage dehors ou un déplacement pour remplir votre gourde peuvent couper l’inertie. Pour comprendre pourquoi ces interruptions comptent au-delà des examens, consultez notre guide sur ce qu’est la sédentarité et comment la réduire.

Évitez de faire systématiquement de votre bureau un lieu de repas. Quand c’est possible, posez vos cours cinq à dix minutes et mangez ailleurs. Vous percevrez mieux votre faim et votre satiété, et le repas marquera une vraie pause. Si vous devez manger à votre poste, servez une portion dans un bol ou une assiette au lieu de garder le paquet ouvert à côté du clavier.

Les collations utiles calment la faim sans remplacer tous les repas

Le grignotage n’est pas forcément un échec. Il peut répondre à une vraie faim, surtout si votre dernier repas est loin ou si vous avez beaucoup marché. Le point utile est de prévoir une collation plutôt que de vous retrouver avec seulement des confiseries, des biscuits ou des boissons sucrées à disposition.

Une collation plus durable associe souvent un aliment riche en glucides à un aliment apportant protéines ou matières grasses. Quelques idées peu coûteuses :

  • un fruit et une petite poignée de noix, noisettes ou cacahuètes non salées ;
  • un yaourt nature et un fruit ;
  • une tranche de pain avec du fromage, du houmous ou de la purée de cacahuète ;
  • une compote sans sucres ajoutés et quelques amandes ;
  • des pois chiches grillés maison ou des crudités avec une sauce au yaourt.

Les biscuits, le chocolat et les chips peuvent aussi avoir leur place. Les interdire complètement peut les rendre encore plus envahissants. Achetez si possible des formats individuels ou servez-en une portion dans un récipient. Garder le paquet hors de portée directe aide à manger en choisissant, plutôt qu’en continuant machinalement pendant une vidéo ou une fiche.

L’eau, le café et le sommeil forment un même équilibre pendant les examens

La boisson la plus simple à garder près de vous reste l’eau. Installez une gourde visible, remplissez-la avant de vous asseoir et buvez au fil de la journée. Les besoins varient avec la chaleur, l’activité physique, les repas et votre état de santé : inutile de vous imposer un volume identique à celui de votre voisin. L’idée est d’éviter de passer plusieurs heures sans boire parce que vous êtes absorbé par vos notes.

Le thé, le café et les infusions peuvent s’intégrer à votre routine si vous les tolérez. Le café peut aider à rester éveillé sur le moment, mais une consommation tardive risque de retarder l’endormissement ou de rendre le sommeil moins réparateur. Définissez une heure limite personnelle, assez éloignée de votre coucher, et évitez d’augmenter les doses à chaque coup de fatigue.

Les boissons énergisantes méritent une prudence particulière. Leur teneur en caféine et en sucres varie beaucoup d’une marque à l’autre. Lisez l’étiquette, ne les mélangez pas avec de l’alcool et ne les utilisez pas pour compenser une nuit blanche. Si vous avez des palpitations, de l’anxiété marquée, une maladie chronique ou un traitement, parlez de votre consommation de caféine à un médecin ou à un pharmacien.

Le sommeil reste un levier plus solide que le dernier café de minuit. La veille d’un examen, choisissez un repas connu et digeste pour vous, préparez votre sac, puis éloignez les révisions du lit. Des habitudes quotidiennes simples, comme bouger un peu et garder des horaires relativement stables, peuvent aussi soutenir cette période ; retrouvez des pistes dans nos astuces pour un mode de vie sain et actif.

Un petit budget suffit avec une liste courte et des produits polyvalents

Manger équilibré ne suppose pas d’acheter des produits présentés comme spéciaux pour les étudiants ou la concentration. Les aliments bruts et polyvalents coûtent souvent moins cher au repas que les plats livrés et les snacks achetés un par un. Les prix varient selon la ville, l’enseigne, la saison et le type de produit ; comparez surtout le prix au kilo ou au litre lorsque cela vous aide à choisir.

Pour une semaine de révisions, partez d’une liste courte :

  1. Choisissez deux féculents : par exemple pâtes et riz, ou pain et pommes de terre.
  2. Ajoutez deux sources de protéines faciles : œufs et lentilles, ou thon et tofu.
  3. Prenez trois options végétales : légumes surgelés, carottes, tomates en conserve, fruits de saison ou compotes.
  4. Complétez avec des produits pour le matin et les collations : yaourts, lait, flocons d’avoine, fruits, noix selon votre budget.
  5. Gardez un ou deux repas de dépannage au congélateur ou au placard pour les soirs de grande fatigue.

Les légumineuses en conserve sont un gain de temps appréciable : rincez-les avant usage, puis ajoutez-les à une salade, une soupe ou une poêlée. Les marques de distributeur, les grands formats réellement consommés et les aliments surgelés nature peuvent réduire la note. À l’inverse, les multipacks de snacks n’économisent rien s’ils vous poussent à manger sans faim.

Si vous partagez un logement, proposez un repas commun une ou deux fois dans la semaine. Un grand plat de chili végétarien, de pâtes aux légumes ou de curry de lentilles peut revenir moins cher et alléger la charge mentale. Veillez simplement aux allergies, aux préférences et aux contraintes de chacun.

Les situations particulières demandent des conseils adaptés, pas des restrictions improvisées

La période d’examens n’est pas le bon moment pour commencer un régime très restrictif, supprimer une famille d’aliments sans raison médicale ou tester des compléments promettant concentration et énergie. Ces changements peuvent compliquer votre quotidien et masquer le problème principal : manque de sommeil, repas irréguliers, stress ou organisation insuffisante.

Vous avez besoin d’un avis individualisé si vous vivez avec un diabète, une maladie digestive, une allergie, une intolérance diagnostiquée, une maladie rénale, ou si un professionnel vous a prescrit une alimentation particulière. Demandez conseil au médecin qui vous suit, à un diététicien-nutritionniste ou à votre pharmacien avant de modifier vos habitudes ou de prendre un complément.

Faites-vous également accompagner sans attendre si l’alimentation devient une source d’angoisse, si vous sautez fréquemment des repas par peur de prendre du poids, si vous avez des épisodes de perte de contrôle, ou si votre fatigue est intense et inhabituelle. Le service de santé de votre établissement, un médecin ou un autre professionnel de santé pourra vous orienter. En cas de malaise important, de douleur thoracique, de difficulté à respirer ou de pensées suicidaires, contactez les urgences ou un service d’aide sans rester seul.

Que faire dès ce soir pour mieux manger jusqu’au dernier examen

Ne refaites pas tout votre placard. Commencez par un plan réaliste pour les deux prochains jours :

  1. Regardez ce que vous avez déjà et choisissez deux repas très simples que vous savez préparer.
  2. Achetez seulement les ingrédients manquants : un féculent, une source de protéines, des légumes ou fruits et deux collations.
  3. Préparez une base ce soir, comme du riz, des œufs durs ou une grande poêlée de légumes, puis placez-la au frais.
  4. Posez une gourde et une collation dans votre sac ou près de votre espace de travail avant de vous coucher.
  5. Fixez une heure de fin de café compatible avec votre sommeil et prévoyez une vraie pause repas demain.

Le jour de l’épreuve, restez sur des aliments que vous connaissez et qui vous conviennent. Prenez de quoi boire et une collation si l’organisation le permet. Votre but n’est pas d’atteindre une alimentation idéale en une semaine : il est de rendre les bons choix suffisamment faciles pour préserver votre énergie jusqu’à la fin des examens.

Questions fréquentes

Que manger avant un examen le matin ?

Choisissez un repas familier, suffisamment rassasiant et facile à digérer pour vous. Pain ou flocons d’avoine, produit laitier ou équivalent, fruit, œuf ou yaourt sont des combinaisons possibles. Si vous n’avez pas faim au réveil, emportez une option simple à manger plus tard. Évitez surtout de tester un aliment, un complément ou une boisson énergisante pour la première fois ce jour-là.

Le café aide-t-il vraiment à réviser ?

Le café peut augmenter l’éveil chez les personnes qui le tolèrent, mais il ne remplace ni les repas ni le sommeil. Son effet et votre sensibilité varient. Consommé trop tard, il peut gêner l’endormissement et vous pénaliser le lendemain. Gardez une quantité habituelle, évitez de multiplier les cafés par fatigue et demandez conseil à un professionnel de santé en cas de palpitations, d’anxiété ou de traitement.

Quelles collations emporter à la bibliothèque ?

Prenez une collation qui résiste au transport et ne salit pas vos cours : fruit, compote, tranche de pain avec fromage ou purée d’oléagineux, yaourt à boire gardé au frais, noix ou petit sandwich. Une association fruit et yaourt, ou pain et houmous, tient généralement mieux qu’un produit sucré seul. Ajoutez une gourde pour ne pas confondre soif et envie de grignoter.

Peut-on manger des pâtes tous les jours pendant les révisions ?

Oui, les pâtes peuvent être une base pratique si vous les variez avec d’autres aliments. Alternez les sauces et ajoutez des légumes, des lentilles, du thon, des œufs, du tofu ou du fromage selon vos goûts. Varier les féculents avec du riz, du pain, des pommes de terre ou de la semoule rend aussi les repas moins monotones. Le point clé est la composition globale, pas l’interdiction d’un aliment.

Les boissons énergisantes sont-elles une bonne solution avant un partiel ?

Elles ne constituent pas une solution durable. Leur composition varie et elles peuvent apporter beaucoup de caféine et de sucres, avec un risque de nervosité, de palpitations ou de sommeil perturbé chez certaines personnes. Ne les mélangez pas à l’alcool et ne les utilisez pas pour tenir après une nuit blanche. En cas de problème cardiaque, d’anxiété, de traitement ou de doute, demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

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